Skip to main content

    Sécurité du transport et de la logistique : risques et solutions

    De 2022 à 2024, le TAPA EMEA Intelligence System a recensé 157 421 incidents liés au vol de fret dans 129 pays, soit près de 144 par jour. Les pertes déclarées pour moins de 6 % des signalements totalisent 2,7 milliards d’euros.* Une approche coordonnée s’impose pour protéger les personnes, les sites, les marchandises en transit et les systèmes d’information.

    Opérateurs logistiques et chariot élévateur lors du déchargement d’un camion dans un entrepôt

    Pourquoi le transport et la logistique sont-ils particulièrement exposés?

    Les acteurs du transport et de la logistique sont exposés sur trois fronts : les entrepôts et plateformes, les véhicules en circulation et les systèmes d’information. Une intrusion, une agression, un accident ou une cyberattaque peut désorganiser les opérations et fragiliser la chaîne d’approvisionnement.

    Les conséquences dépassent la valeur des biens dérobés ou détériorés : retards de livraison, pénalités contractuelles, arrêt d’exploitation, hausse des coûts d’assurance et atteinte à la réputation. La dispersion des flux et la multiplicité des intervenants compliquent également la détection et la coordination de la réponse.

    Quels risques menacent le transport et la logistique ?

    Une analyse pertinente ne se limite pas au vol de marchandises. Elle couvre cinq familles de risques complémentaires : 

    • Atteintes aux personnes : agression, accident, malaise ou situation de travail isolé. 
    • Malveillance visant les biens et les installations : accès non autorisé, vol, détournement, dégradation ou sabotage. 
    • Atteintes aux informations : fuite de données, piratage informatique ou cyberattaque contre un outil de gestion logistique. 
    • Risques accidentels et naturels : incendie, inondation, défaillance technique ou autre événement perturbant l’exploitation. 
    • Contraintes de conformité : obligations réglementaires, exigences contractuelles, environnementales ou propres aux marchandises transportées.

    Ces risques se combinent. À une intrusion dans un entrepôt s’ajoute parfois un vol de données, tandis qu’une attaque contre un logiciel de gestion du transport (TMS) ou de l’entrepôt (WMS) bloque la préparation, le suivi ou la livraison des commandes. D’où la nécessité de consignes communes pour les sites, les flux et les systèmes.

    Par où commencer pour définir le dispositif de sécurité ?

    Le diagnostic initial cartographie les personnes exposées, les marchandises sensibles, les accès, les points d’arrêt, les horaires vulnérables, les dépendances informatiques et les scénarios de rupture. Chaque risque est ensuite évalué selon sa probabilité, son impact, la capacité à le détecter et le délai de réaction attendu. Cette hiérarchisation évite d’empiler les moyens et oriente les investissements vers les situations les plus critiques.

    Le périmètre retenu se traduit ensuite en consignes : qui reçoit les alarmes, qui effectue la levée de doute, quelles actions suivent un incident et comment les événements sont tracés. Des exercices et des revues régulières vérifient que l’organisation reste adaptée aux évolutions du site et des flux.

    Sécurité des entrepôts et centres logistiques : quels dispositifs déployer ?

    Les entrepôts concentrent des marchandises, des véhicules et de nombreux intervenants. Leur protection associe des moyens humains, technologiques et organisationnels choisis selon la configuration, les périodes d’activité et les espaces les plus exposés.

    Contrôler les accès et les flux

    Les agents de sécurité sur site contrôlent les accès, tracent les mouvements de personnes et de véhicules, vérifient les chargements et réalisent une levée de doute physique. Les consignes distinguent les visiteurs, les transporteurs, les collaborateurs et les secteurs soumis à des restrictions.

    Associer sécurité électronique et surveillance à distance

    Les systèmes de détection d’intrusion, de contrôle d’accès, de vidéosurveillance et de détection incendie couvrent les entrées, les quais et les aires de stockage. Connectés à la télésurveillance, ils transmettent les alarmes aux opérateurs de télésurveillance, qui appliquent les consignes prévues. L’analyse vidéo et, sur certains sites étendus, SecuRobot complètent l’observation des zones sensibles.

    Prévoir des interventions ciblées

    La sécurité mobile renforce le dispositif à des horaires ou dans des espaces définis : contrôles extérieurs, vérifications des chargements et des organes de sûreté ou de sécurité, sécurisation des phases d’ouverture et de fermeture, levée de doute physique à la suite d’un signal d’alarme. L’assistance transport concerne, quant à elle, l’escorte véhiculée de marchandises à forte valeur ajoutée.

    Prévenir les risques accidentels

    Les services de sécurité incendie et de secours portent sur la prévention, l’intervention et l’assistance aux personnes. La vérification assistée par ordinateur des organes de sécurité (VOSAO) structure et trace les contrôles d’équipements tels que les extincteurs, les robinets d’incendie armés ou les blocs autonomes d’éclairage de sécurité.

    Anticiper et préparer les équipes

    Les audits de site, les tests d’intrusion physique, la veille des menaces et la préparation à la gestion de crise identifient les vulnérabilités et structurent la réponse. Les formations complètent cette organisation : manipulation des extincteurs, repérage de comportements inhabituels ou prévention des risques routiers, selon les fonctions exercées.

    Cas client : sécuriser un centre logistique de 300 000 m²

    Pour son nouveau centre de plus de 300 000 m², une entreprise internationale recherchait un dispositif global associant le contrôle des accès, la détection incendie et le traitement des alarmes.

    Le dispositif associe sécurité mobile, systèmes électroniques et télésurveillance 24 h/24. Des systèmes de détection d’intrusion sont installés aux entrées et aux points sensibles recensés lors du diagnostic. Le contrôle d’accès réserve certains secteurs aux personnes autorisées, tandis que les caméras haute définition transmettent leurs images à la station de télésurveillance pour la levée de doute.

    En cas d’alarme, les opérateurs de télésurveillance appliquent les consignes et sollicitent une intervention sur site lorsque la situation le justifie. Les journaux d’événements et les rapports facilitent l’analyse des faits récurrents et l’ajustement du dispositif.

    Comment protéger les conducteurs et les marchandises en transit ?

    Les conducteurs sont exposés pendant les trajets, les arrêts sur aire et les stationnements : agression, vol de cargaison, accident, malaise sans témoin ou immobilisation imprévue. La protection repose sur la localisation, le traitement des alarmes, des procédures d’urgence claires et une assistance adaptée au chargement.

    Géosurveillance des transports

    Un système embarqué transmet la localisation du véhicule et les alarmes liées, par exemple, à une ouverture non autorisée, un changement d’itinéraire, un arrêt imprévu ou un découplage de remorque. Les opérateurs de télésurveillance analysent l’événement et appliquent les consignes convenues, jusqu’au contact avec les services d’urgence ou les forces de l’ordre si nécessaire.

    Le service s’adapte aux tracteurs, semi-remorques, conteneurs, fourgons et véhicules utilitaires légers. Pour les marchandises à forte valeur ajoutée, l’assistance transport organise une escorte véhiculée en France ou sur certains trajets européens.

    Cas client : géosurveillance de 254 camions et remorques 

    Un transporteur européen de marchandises recherchait un dispositif cohérent pour suivre des cargaisons de grande valeur et réagir aux alarmes liées aux véhicules.

    La solution associe services à distance, protection des travailleurs isolés et assistance transport. Les équipes suivent la localisation et l’itinéraire de 254 camions et remorques, puis traitent les alarmes liées aux portes ou au découplage. Le transporteur dispose aussi de 480 boutons de panique mobiles et de 460 boutons fixes reliés au centre de télésurveillance.

    En cas de malaise ou d’agression, les équipes Securitas sollicitent les autorités locales selon la procédure convenue. Une escorte véhiculée complète le dispositif selon la valeur du chargement, le trajet et les obligations applicables. Les rapports d’événements documentent les mesures mises en œuvre et facilitent le traitement des litiges.

    Quels bénéfices attendre d’une démarche coordonnée ?

    Maîtrise des risques et conformité. Une détection précoce et des consignes de sécurité communes limitent l’exposition des personnes, des biens et des opérations. La traçabilité des contrôles et des événements contribue aussi au suivi des obligations. 

    Continuité opérationnelle et coûts. Une réaction coordonnée réduit les conséquences des vols, des dommages et des interruptions non planifiées. Les données recueillies orientent les ajustements vers les vulnérabilités les plus coûteuses. 

    Confiance des clients et partenaires. Des informations fiables sur les incidents, les contrôles et les actions engagées renforcent la transparence. Elles aident le transporteur ou le logisticien à démontrer la maîtrise de ses engagements. 

    *Source : Thorsten Neumann, président-directeur général de TAPA EMEA, « Global cargo crime: the scale of the problem and the role of TAPA », International Union of Marine Insurance, 12 mars 2025. Le TAPA EMEA Intelligence System a recensé 157 421 incidents liés au vol de fret dans 129 pays entre 2022 et 2024. Moins de 6 % des signalements indiquaient une valeur de perte ; les pertes déclarées correspondantes totalisaient 2,7 milliards d’euros. Les données reposent sur les incidents transmis à l’association et ne constituent pas un recensement exhaustif.

    Nous contacter

    Mots-clés
    Votre navigateur n'est pas pleinement compatible avec notre site web. Pour le consulter dans les meilleures conditions nous vous recommandons d'utiliser Google Chrome, Mozilla Firefox, Apple Safari, ou Microsoft Edge.